L’Homme des temps moderne

Dans un monde de faux-semblant faut-il être les autres pour affirmer sa présence ? Je me suis constamment demander ce qui fait un Homme et non un autre. Est-ce ses principes, sa conscience ou ses cheveux bien laqués ?

On parle du politiquement correct, du socialement acceptable au lieu de parler de notre belle nature chaotique et imprévue. Nous sommes des fervents chercheurs de bonheur et d’éternels maso-sadiques. Nous souhaitons le bonheur aux autres, mais un peu moins que nous. Nous souhaitons le malheur à certains mais un peu moins que d’autres. Il ne faut pas exagérer. Tout est question de modération. Nous modérons jusqu’à perte d’horizon. Puis, nous ramons pour revenir à notre chaos, à notre unicité, à notre humanité.

Nous aimons et haïssons à tort et à travers. Nous voulons ce qu’on ne peut pas avoir mais aussi ce que les autres ont de semblables. Nous cherchons notre voie et effaçons derrière nous tous les indices qui faciliteraient le chemin aux autres. Tantôt de peur d’être dépassés, tantôt de peur d’ingratitude.Nous aimons la vie et se donnons la mort pour y survivre. On raffole de compliments, sans en donner nous même. On veut vivre dans la joie et la bonne humeur sans jamais esquisser un sourire. On vit pour les autres jusqu’à n’en plus vivre et on maudit terre et ciel pour une vie non vécue.

La modernité n’est pas une excuse, la mondialisation non plus. Nous avons changé parce que nous l’avons choisi. Nous choisissons toujours. Être dépassé est un choix. Être faible est un choix. Subir l’est tout autant. Le monde des temps modernes est à notre image, perdu.

Nous nous baladons avec des checklists tout au long de notre vie. Des checklist qu’il nous incombe de cocher quitte à y perdre les amas de son humanité. L’objectif est de se fondre dans la masse puis de s’y distinguer petit à petit jusqu’à devenir différent. Pour enfin, tout recommencer.

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