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Immobilier à Casablanca et classe moyenne : cette relation compliquée !

L’immobilier à Casablanca est à l’image de notre pays. On nous a toujours appris que rien ne s’obtenait sans mérite, pas même son propre extrait de naissance. Nous avons pris l’habitude de quémander ses droits et de payer sans rechigner des services  indûment rendus. Nous connaissons que trop bien l’ordre des exigences sociétales : Etudes, Travail, Voiture, Mariage, Maison et enfants. Et ce n’est qu’après que vient : Voyage, Hajj, Maison secondaire, Préparer le mariage de ses enfants puis Laisser un bon héritage. Non, l’intellectuel ne paie pas de loyer, de préférence foncier, en espèces c’est mieux.

Que de challenges et obstacles pour enfin devenir un exemple de la réussite marocaine. Et encore, même sans faute de parcours, vous risquez des sanctions. Naturellement, avant de déléguer ce bien foncier, il faut d’abord l’acquérir. Et quoi de plus pénible que d’être primo-ascendant. Aujourd’hui, acheter son premier appartement nécessite de savoir de quel organe sommes-nous prêt à nous séparer.  Le prix du métrage devient de plus en plus ridicule et rares sont les quartiers épargnés par ce saccage. Les affiches publicitaires ont beau annoncé leur baisse des prix et la threaders des biens fonciers ont beau se plaindre, la vérité reste amère. L’acquisition de l’immobilier, notamment sur les grandes villes, est un réel cauchemar pour le citoyen lambda. Il a beau avoir fait des études supérieures et décrocher un travail décent. Ces critères ne suffisent plus.

Immobilier à Casablanca : L’offre et la demande

Ce n’est pas que le foncier manque en quantité. Bien au contraire, l’offre dépasse la demande, d’autant plus avec l’ouvertures de nouvelles zones à l’urbanisation. Toutefois, l’immobilier reste un privilège qu’il ne suffit pas de se payer. Les nouvelles résidences se multiplient prônant toute la qualité et le haut standing à des prix aussi accablant qu’endettant. Il y a aussi le marché de l’ancien, qui est plus attrayant voire plus rassurant. Son prix de métrage est plus envisageable, plus acceptable. Mais leur état n’est pas toujours des plus encourageants. Quand ce n’est pas la cuisine ou la salle de bain qui est dans un état déplorable, c’est l’humidité ou même l’absence d’ascenseurs pour un 4 ème étage.

5 années sont passées depuis ces prises de décisions qui étaient supposées équilibrer les choses. Permettre au citoyen de la classe moyenne de trouver enfin sa place, dans un pays qu’il fait tourner, mais qui avance sans lui.  Mais rien n’est fait. Les projets se multiplient, les discours se diversifient et la publicité suit. Le citoyen moyen, quant à lui, erre encore avec son petit budget et ses ambitions de grandeurs dans les rues d’un monde qui le dépasse.

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